J'ai la chance d'avoir rencontré deux artistes et techniciens maîtrisant parfaitement cette technique, Carlos Barrantes et Jean-Claude Mougin.


Voici la description du procédé par Carlos :


La platinotypie/palladiotypie produit des images en blanc et noir. Il s’agit d’une technique qui garantit, d’une part une conservation exceptionnelle due aux propriétés inaltérables des sels de platine/palladium et d’autre part, une grande capacité tonale, qui, avec son aspect mat, produit une image d’une grande sensualité. Il s’agit d’un tirage positif obtenu sur une feuille de papier de beaux-arts, sur lequel on applique, préalablement, avec un gros pinceau, une solution photosensible composée de sel ferrique et de sel  de platine/palladium (Pt/Pd). Une fois sec, le papier en contact avec le négatif (au format de l’image finale), s’expose au soleil. La lumière réduit  le sel ferrique en  sel ferreux et, celui-ci à son tour réduit  le Pt(II)/Pd(II) en Pt/Pd métallique. Il se forme une image, qui acquiert toute son intensité lorsque le papier est introduit dans le révélateur. Puis, on clarifie l’image dans une solution d’acide chlorhydrique, enfin, on  lave à l'eau courante.


Jean-Claude, qui est venu spécialement à Perpignan, nous a initiés à la technique du palladium. Il m'a ouvert un univers extraordinaire. Il a écrit un document exhaustif, libre en téléchargement sur le site Galerie-Photo. ICI.


Voici quatre "Dos", réalisés avec cette technique, exposés à la Galerie Thérèse Roussel en Avril 2012

Quatre "palladiums flous", exposés à ma Rétrospective Au Couvent des Minimes à Perpignan