intervention...

 

          Photographier, c'est intervenir...

    Mais, loin des — insupportables, au moins pour moi — photoshopesques bidouillages numériques, les techniques analogiques (argentiques ou métalliques pour la plupart) permettent une vraie "mise à distance" de la réalité, autorisant le photographe à se centrer davantage sur le résultat, le tirage. Qu'il s'agisse de transfert Polaroid, de tiages lith, de cyanotypes, de palladium, de virages — pour moi à l'or ou au sélénium — l'objectif est le même, "revisiter" une image, en donner une interprétation personnelle qui serve le sujet.

    Bien sûr les techniques sont ardues et rigoureuses (il n'est souvent d'autre solution que la poubelle quand ce n'est pas parfait) mais ce domaine me passionne et actuellement mon travail reste très axé sur ces techniques...)

cyanotypie

palladium

tirage lith

transferts Polaroid

    Aussi appelés "procédés alternatifs", terme certes ambigü, ces procédés ont souvent eu autrefois leur heure de gloire (d'où l'autre terme discuté de processus historiques). Ils permettant d'obtenir des images différentes des procédés classiques (pour lesquels les anglosaxons emploient alors le terme de "straight photography"). Parmi eux je montre des cyanotypes (sels de fer) — mais peu, j'ai presque tout mis à la poubelle... —, des tirages lith (argentiques barytés avec un révélateur spécial, qui peuvent encore être modifiés par des virages, notamment à l'or ou au sélénium), des tirages au palladium (comme le platine, un procédé noble assurant une grande longévité aux tirages), et peut être un jour des photogravures -si j' y arrive- et des gommes bichromatées, même chose.